Butor étoilé

Botaurus stellaris (Linnaeus, 1758)

Statuts :
  • Monde :
    • LC
  • Europe :
    • LC
  • France métropolitaine :
    • LRNv : NA
    • LRNh : NA
    • LRNn : VU
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  • 159
    observations

  • 44
    zonages

  • 58
    observateurs

  • Première observation
    1993

  • Dernière observation
    2023
- Baradez Rémi - Barailler Jean-luc - Bas Eric - Bas Yves - Baudoin Gérard - Berthe Jp - Bouchinet Frédéric - Bur Sébastien - Chardin Michel - Chevallier Laurent - Da Silva Jean-claude - Das Gracas Emmanuel - Datin Michel - Daumal Thibaud - Decodts Herbert - Delville Dominique - Despres Céline - Dieu Edouard - Dufresne Laurent - Fagard Jean-paul - Francois Rémi - Gaudard Julie - Gautier Francois - Hervé Julien - Inconnu Inconnu - Jukowski Marie-christine - Keryer Guy - Le Dû Lucie - Le Kervern Arnaud - Lebrun Bruno - Lecomte Christelle - Letourneau Christian - Malignat Pascal - Mari Alexandre - Marque Jean-bernard - Mathot Patrick - Mathot William - Morel Coralie - Morel Eric - Nicholas Gilbert (lpo Oise) - Noel Frederic - Observateurs Iw 2005 - Observateurs Iw 91-03 - Pouzergues Frédéric - Rebours Jean-silouane - Rouge Alain - Saint-marc Jean-luc - Senecal Didier - Sengez Pierre - Soms - Spinelli Franck - Tillier Pierre - Top Damien - Tourte Sylvain - Votte Jérome - Walbecque Catherine - Wroza Stanislas

Informations espèce

Longueur 70-80 cm, envergure 125-135 cm, poids 870-1 940 g.

Il est inféodé aux marais de plaine dont les niveaux d’eau subissent peu de variations et dont la végétation hélophytique dense lui permet de se dissimuler. Ses préférences vont vers les grandes roselières trouées de petites pièces d’eau ou de canaux. Il tolère les eaux saumâtres des marais d’estuaires mais recherche plutôt l’eau douce.

Le Butor se nourrit surtout de poissons, d’amphibiens et d’insectes. Les autres proies citées sont des vers, sangsues, mollusques, crustacés, araignées, lézards, petits mammifères et oiseaux. Il les capture depuis une position stationnaire ou en avançant lentement. Solitaire, il chasse en journée ou au crépuscule dans des eaux peu profondes, à l’intérieur ou près du couvert végétal.

L’espèce est polygame, le mâle pouvant avoir jusqu’à 5 femelles. Le couple ne s’associe que pour la copulation, la femelle s’occupant seule de la nichée. Le mâle est fortement territorial depuis la fin d’hiver jusqu’en juillet. Les nids des femelles sont très proches de la place de chant. Les densités de mâles atteignent 1 oiseau pour 2 ha dans les milieux les plus favorables, mais on ne trouve le plus souvent qu’un seul mâle sur plusieurs dizaines d’hectares. Lorsqu’il est dérangé, le Butor prend une position de camouflage avec le bec et le cou tendus vers le ciel, les yeux pivotant vers l’avant pour observer l’intrus. Il peut tenir cette position durant des heures, oscillant pour suivre le mouvement des roseaux.

Le nid est une structure lâche de parties végétales, surtout du roseau, formant une plate-forme de 30-40 cm de diamètre. Elle peut atteindre 90 cm par ajout de matériaux alors que les jeunes grandissent. La ponte unique de 5-6 œufs (extrêmes : 3 à 7) est déposée à partir d’avril. L’incubation dure 25 jours et l’envol a lieu peu avant la 8e semaine.

Spanneut, L. Ecosphère, Service du Patrimoine Naturel., 2008. Source : INPN

Il fréquente les roselières denses des marais dans la Somme. La végatation aquatique doit être présente sur des eaux d'une 20ène d'hectares pour la reproduction.

Son chant, qui est bien souvent le seul indice de sa présence au printemps, ressemble au son qui sort d'une bouteille lorsque l'on souffle dedans.

Il chasse au crépuscule, en bordure et dans les roselières. Il s'oberve alors très difficilement, car la couleur de son plumage se confond parfaitement aux roseaux. De plus, il est capable de rester immobile, le cou tendu, durant de longs moment et est alors introuvable dans la végétation.

Il était présent dans les départements picards jusqu'en 1980.

Il est dépendant de plans d'eau de tailles et de niveaux d'eau spécifiques, ainsi que de roselières fournies. La régression de leur habitat et une mauvaise gestion des niveaux d'eau peut lui causer du tord. En hiver, la chasse peut causer des dérangements.
On réalise une meilleure gestion des niveaux d'eau pour qu'elles correspondent aux besoins de cette espèce. C'est une espèce migratrice, faisant l'objet de mesures spéciales de conservation en particulier en ce qui concerne son habitat (Zones de Protection Spéciales, inscrite en Annexe I de la Directive Oiseaux).

Ardea stellaris Linnaeus, 1758 |

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles

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