Oie cendrée

Anser anser (Linnaeus, 1758)

Statuts :
  • Liste rouge mondiale :
    • LC
  • Liste rouge européenne :
    • LC
  • Liste rouge nationale :
    • LRNh : LC
    • LRNv : NA
    • LRNn : VU
  • Liste rouge régionale (Île de France) :
    • NA
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    observations

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    observateurs
    3
    organismes

  • Première observation
    1992

  • Dernière observation
    2024

Informations espèce

Taille/poids :

Longueur totale : 75 à 90 cm. Poids : 2,5 à 4,5 kg (mâle), 2 à 4 kg (femelle).

Diagnose :

L’Oie cendrée est la plus grande des oies sauvages européennes. Par rapport aux autres espèces, la structure du corps est plus massive, le cou plus épais et la tête plus large. Chez la sous-espèce nominale, l’ensemble du corps est gris-brun à l’exception de la partie arrière du ventre et des sous-caudales qui sont blanc pur. La partie antérieure du ventre est grise, souvent maculée de taches noires. Les pattes sont rose chair et le bec est orangé nuancé de rose à la pointe.

Détermination :

Simple. Facile sur photo.

Espèces proches :

Quatre autres espèces d’oies « grises » du genre Anser peuvent être rencontrées en France. Des difficultés d’identification existent à distance avec l’Oie cendrée, d’autant qu’elles s’associent volontiers à elle.

Période d’observation :

Octobre à avril pour la période des migrations et de l’hivernage qui concerne de nombreux individus. L’espèce se reproduit aussi en petit nombre en France.

Biologie-éthologie :

Le régime alimentaire de l’Oie cendrée est composé exclusivement de végétaux qu’elle consomme sous forme de racines, bulbes, tubercules, graines et feuilles.

Biogéographie et écologie :

Contrairement aux autres oies du genre Anser qui se reproduisent dans les régions arctiques, l’Oie cendrée a une très large distribution dans les zones boréales et tempérées du continent eurasiatique. En hiver, les Oies cendrées fréquentent les estuaires, les plaines marécageuses et les lacs. Les zones d’alimentation peuvent être très diverses : prairies, prés salés littoraux, terrains cultivés. Pour nicher, les Oies cendrées recherchent la sécurité des marais ou des îlots.

Compilé par J. Comolet-Tirman à partir des Cahiers d’habitats. UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN), 2017. Source : INPN

Les Oies cendrées fréquentent essentiellement les espaces prairiaux, prioritairement humides, dans notre région. Leurs haltes migratoires sont surtout notées en plaine maritime, principalement lors du passage pré-nuptial et elles peuvent être assez prolongées lorsque la chasse est fermée.

Une faible population reproductrice est établie dans le Parc ornithologique du Marquenterre et dans ses environs tandis que des populations férales (issues d'introductions souvent assez récentes) sont désormais observées dans les zones humides de diverses vallées.

La Picardie est avant tout survolée par l'espèce lors de ses migrations.

La migration post-nuptiale commence en septembre, mais c’est surtout en octobre et novembre que la région est susceptible d’être survolée par des groupes de migrateurs, comptant généralement de quelques dizaines à quelques centaines d’oiseaux, gagnant leurs sites d’hivernage méridionaux, essentiellement espagnols.

La migration de retour (ou prénuptiale) se déroule essentiellement en février/mars. Tout le territoire régional est susceptible d'être survolé.

En période de reproduction, la répartition de l'espèce est nettement plus sporadique, avec un noyau de reproduction principal et désormais ancien (fin des années 1970) dans le secteur du parc ornithologique du Marquenterre, et des populations issues de lâchers dans divers sites de l'intérieur des terres, comme en vallée de la Somme, à compter des années 2000.

L'évolution des paysages agricoles avec la raréfaction des prairies humides est un facteur défavorable à l'espèce.

La chasse limite les possibilités d'hivernage et de haltes migratoires lors du passage post-nuptial ; quand elle est encore ouverte, elle joue en effet un rôle souvent prédominant dans les dérangements divers qui interdisent tout stationnement prolongé d'oiseaux car ces derniers ne peuvent pas trouver la quiétude nécessaire à leur bonne alimentation.

La nidification des oiseaux ayant conservé un caractère sauvage est limitée par les atteintes aux milieux naturels favorables et par les dérangements humains divers, les plus sérieux étant générés par des personnes laissant divaguer leurs chiens dans des espaces accueillant des oiseaux de cette espèce.

Anas anser Linnaeus, 1758 | Anser domesticus (Linnaeus, 1758)

Observations mensuelles

Provenance des données

Nombre d'espèces Nombre d'espèces sur tout le territoire Protégé Groupe 2 INPN Nombre d'observations Nombre d'observateurs Dernière observation Group 3 INPN oui non Autres espèces La biodiversité de