Hibou moyen-duc

Asio otus (Linnaeus, 1758)

Statuts :
  • Liste rouge mondiale :
    • LC
  • Liste rouge européenne :
    • LC
  • Liste rouge nationale :
    • LRNv : NA
    • LRNh : NA
    • LRNn : LC
  • Liste rouge régionale (Île de France) :
    • LC
  • Protection nationale :
    • PN (TERFXFR) : NO3
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    observateurs
    3
    organismes

  • Première observation
    1995

  • Dernière observation
    2026

Informations espèce

Longueur : environ 36 cm, envergure : 95 cm, poids : 220 à 280 g pour les mâles et entre 250 et 370 g voire plus pour les femelles selon la saison.

Le Hibou moyen-duc est caractérisé par ses deux aigrettes érectiles et ses yeux orangés. Le dessus est brun jaunâtre marbré de sombre et le dessous est jaune roussâtre fortement rayé et finement vermiculé de sombre. En général, les mâles ont le dessous plus clair que les femelles. Le disque facial blanc jaunâtre est cerné de noir et interrompu par le front en pointe et les sourcils blanchâtres en « V ». Le Hibou moyen-duc est un petit peu plus petit et surtout plus fin que la Chouette hulotte ; en vol par contre ses ailes et sa queue ont l’air plus longues. Le Hibou moyen-duc se distingue du Hibou des marais par des ailes plus longues, en général plus claires et avec des extrémités noires.

Il semble que les oiseaux français, jeunes comme adultes, soient sédentaires ou du moins se déplacent peu. Cependant des déplacements de plusieurs centaines de kilomètres sont connus et il existe également des mouvements en montagne des cols vers les vallées. Enfin, des oiseaux viennent hiverner en France depuis la Belgique à l’ex-Yougoslavie. En hiver, les Hiboux moyens-ducs se rassemblent pour constituer des dortoirs diurnes comptant en général plusieurs dizaines d’oiseaux et pouvant se situer en ville (cimetières boisés, parcs, ...).

Les Hiboux moyen-ducs sont des solitaires qui témoignent d’une sociabilité saisonnière. Ils ne présentent pratiquement pas de comportement territorial et sont monogames. La femelle pond 4 à 6 œufs entre fin-février et mi-avril puis les couve pendant 27 à 28 jours. Ils quittent le nid à l’âge de 3 semaines sans savoir voler. Au bout d’une semaine, ils commencent à s’exercer à la chasse, puis ils s’émancipent. Les jeunes souvent nichent non loin de leur lieu de naissance (environ 10 km) même si une partie s’installe dans un rayon de 50 à 100 km voire pour certains à plusieurs centaines de kilomètres.

Le Hibou moyen-duc peut chasser en vol comme à l’affut. Sauf exception, les campagnols et les Muridés constituent l’essentiel des proies des Moyens-ducs en Europe. Son régime est assez peu éclectique. Ses pelotes de réjection mesurent en moyenne 46 mm de long et 21 mm de diamètre ; elles ont une forme de cylindre gris clair assez mince.

Le Hibou moyen-duc fréquente les paysages agricoles semi-ouverts comme les bocages. L’espèce s’installe en effet sur les lisières ou près des grandes clairières des forêts et il chasse dans les milieux ouverts. L’habitat préférentiel est constitué d’une forte proportion de prairies naturelles à végétation courte, de champs cultivés entrecoupés de bois, de boqueteaux, de haies hautes et d’arbres isolés. Le Hibou moyen-duc est très flexible dans le choix de son nid qui peut être un ancien nid de corneille, de rapace diurne ou un nid artificiel et il peut même nicher au sol. Un territoire de chasse s’étend sur 2 à 3 km² mais varie en fonction des ressources alimentaires.

Manifestation vocale : Timbre de voix grave et sourd. Chant territorial du mâle monotone composé de houh sourds émis à intervalles de 2 à 5 sec.

Pour en savoir plus : MEBS T. & SCHERZINGER W. (2006). Rapaces nocturnes de France et d’Europe. Les encyclopédies du naturaliste. Éditions Delachaux & Niestlé. 398 pages.
Romain Sordello UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN), 2012. Source : INPN

Il fréquente les plaines agricoles, les bois de résineux, les alignements d'arbres en fond de vallée, les bocages et les larris. Il niche dans de vieux nids inoccupés et parfois dans des bâtiments.

Il se trouve dans les boisements clairs de l'Oise et de l'Aisne, la forêt de Crécy, le Marquenterre et les vallées de la région.

Les adultes sont très discrets, mais en période de nidification on peut facilement repérer la présence d'une nichée, car la nuit les jeunes sont très bruyants.
En hiver, ils se regroupent en dortoirs.

Il est victime des collisions routières, comme les autres rapaces nocturnes, mais également de l'empoisonnement des rongeurs en campagne.

Strix otus Linnaeus, 1758

Observations mensuelles

Provenance des données

Nombre d'espèces Nombre d'espèces sur tout le territoire Protégé Groupe 2 INPN Nombre d'observations Nombre d'observateurs Dernière observation Group 3 INPN oui non Autres espèces La biodiversité de