Phragmite des joncs

Acrocephalus schoenobaenus (Linnaeus, 1758)

Statuts :
  • Liste rouge mondiale :
    • LC
  • Liste rouge européenne :
    • LC
  • Liste rouge nationale :
    • LRNv : DD
    • LRNn : LC
  • Liste rouge régionale (Île de France) :
    • EN
  • Protection nationale :
    • PN (TERFXFR) : NO3
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    1
    organisme

  • Première observation
    1995

  • Dernière observation
    2026

Informations espèce

Taille/poids :

Longueur totale : 13 cm. Poids : 9,5 à 22 g.

Diagnose :

Le Phragmite des joncs fait partie du groupe des fauvettes aquatiques présentant un plumage rayé sur le dos. Comme tous les Acrocephalus, il a une tête assez plate terminée par un bec fin. Le large sourcil crème, bien visible, tranche avec les joues et le sommet de la tête sombre. La partie ventrale est de couleur crème, nuancée de chamois sur les flancs. Le croupion est nettement roux.

Détermination :

Moyennement difficile.

Espèces proches :

Il ressemble au Phragmite aquatique Acrocephalus paludicola et à la Lusciniole à moustaches Acrocephalus melanopogon. Cependant, le Phragmite aquatique s’en distingue par la bande jaune très nette au sommet de la tête, les flancs et le croupion rayé et le dos nettement plus marqué de bandes jaunes. La Lusciniole ne se rencontre que dans les marais du littoral méditerranéen et présente un plumage contrasté presque noir et blanc à la tête et non pas brun et crème comme celui du Phragmite des joncs.

Période d’observation :

Avril à août-septembre.

Biologie-éthologie :

Insectivore stricte durant la reproduction, l’espèce peut occasionnellement ingérer des matières végétales durant la période internuptiale. Les oiseaux s’alimentent surtout à la base de la végétation dense des roselières et des fourrés marécageux.

Biogéographie et écologie :

L’espèce se reproduit principalement dans les régions tempérées et septentrionales d’Europe, entre les 40° et 70° de latitude Nord, de la Turquie à la Norvège et de l’Irlande à l’ouest jusqu’aux rives du Ienisseï en Sibérie centrale à l’est. Elle apprécie les zones parsemées de buissons, de roseaux ou de massettes dans les marais ou les ceintures de végétation des eaux stagnantes.

Compilé par J. Comolet-Tirman à partir des Cahiers d’habitats. UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN), 2017. Source : INPN

Il fréquente la végétation des zones humides : les phragmitaies (plutôt avec buissons et herbes), les grands joncs, les saulaies des bords de cours d'eau, les buissons marécageux et les fossés, les canaux avec de l'herbe ou des roseaux.

Il est présent dans toute la Picardie, mais plus abondant dans la Somme.

Il est présent en Picardie pour la nidification, de mi-mars à octobre. C'est une espèce présente pour se reproduire dans quasiment toute l'Europe, jusqu'au Moyen-Orient et en Asie, puis qui hiverne en Afrique.

La dégradation des zones humides et leur disparition sont des menaces pour cette espèce.
Le phragmite des joncs semble peu menacé à l'heure actuelle. Sa population régionale est estimée être supérieur à 500 couples. Elle ne fait pas l'objet de fluctuations extrêmes et ne se trouve pas fragmentée.

Motacilla schoenobaenus Linnaeus, 1758

Observations mensuelles

Provenance des données

Nombre d'espèces Nombre d'espèces sur tout le territoire Protégé Groupe 2 INPN Nombre d'observations Nombre d'observateurs Dernière observation Group 3 INPN oui non Autres espèces La biodiversité de