Pinson du nord

Fringilla montifringilla Linnaeus, 1758

Statuts :
  • Liste rouge mondiale :
    • LC
  • Liste rouge européenne :
    • LC
  • Liste rouge nationale :
    • LRNh : DD
    • LRNv : NA
  • Protection nationale :
    • PN (TERFXFR) : NO3
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  • 589
    observations

  • 61
    zonages

  • 92
    observateurs
    2
    organismes

  • Première observation
    1992

  • Dernière observation
    2026

Informations espèce

Taille/poids :

Longueur totale : 15,5 à 16 cm. Poids : 24 g.

Diagnose :

Le mâle adulte a la poitrine et les épaules roux orangé. Le haut du dos et les côtés de la tête et du cou sont d’un noir brillant grisâtre en hiver, voilé par des bordures roussâtres. Le bas du dos et le croupion sont blancs. La femelle est plus terne. L’orangé est plus pâle et les côtés de la tête sont plus gris.

Détermination :

Simple. Facile sur photo.

Espèces proches :

L’espèce la plus proche est le Pinson des arbres Fringilla coelebs qui s’en distingue par une tête gris bleuté, la poitrine lie de vin, et, au vol, le croupion vert-jaunâtre et non blanc. Les femelles ont la poitrine brun clair et non orangée.

Période d’observation :

Fin septembre à mi-avril.

Biologie-éthologie :

Pour former leurs dortoirs, parfois constitués d’immenses effectifs, les Pinsons du Nord recherchent un boisement abrité du vent, souvent dans une dépression.

Biogéographie et écologie :

Le Pinson du Nord se reproduit de la Scandinavie au Kamtchatka, dans leur partie boréale. Il n’est présent en France qu’en hiver, période durant laquelle il fréquente principalement deux types de milieux : les hêtraies dans lesquelles il s’alimente de faînes et les zones agricoles où il recherche particulièrement les chaumes riches en graines (maïs dans le Sud-Ouest). Il ne dédaigne toutefois pas les forêts résineuses ainsi que les secteurs plantés d’arbustes à baies. Il recherche également volontiers les mangeoires particulièrement lorsque les chutes de neige l’empêchent de trouver sa nourriture au sol.

Compilé par J. Comolet-Tirman à partir des Cahiers d’habitats. UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN), 2017. Source : INPN

Le Pinson du Nord nidifie dans les forêts scandinaves. Dans la région, on le trouve plutôt dans les hêtraies car il raffole des faînes. Il se joint également aux autres granivores dans les champs, les friches ou les prairies.

Cette espèce fréquente volontiers les espaces boisés de la région ainsi que les prairies et les friches les côtoyant. Lors d'hivers assez rigoureux, il n'est pas rare que le Pinson du Nord accompagne d'autres oiseaux amateurs de graines aux mangeoires. Sa poitrine orange permet alors de le distinguer facilement du Pinson des arbres à la poitrine plutôt rougeâtre. En forêt ou lors des vols migratoires, il se différencie par ses cris nasillards et secs : "gngnyèk" .

En Picardie, les Pinsons du Nord sont strictement migrateurs. Il peuvent arriver en grand nombre dans la région en octobre surtout si l'hiver est rigoureux autour de la Mer du Nord. Ils passent alors la saison froide sous nos latitudes pour profiter du climat plus doux et ils repartent en mars.

Le Pinson du Nord n'est pas menacé à l'échelle européenne. Dans la région, il trouve des conditions alimentaires propices pour hiverner. Toutefois, les hivers devenant plus doux dans les pays nordiques, les effectifs d'hivernage pourraient devenir plus modestes à l'avenir.

Le Pinson du Nord qui n'est présent qu'en hivernage et en migration se distingue nettement de son cousin, le Pinson des arbres, par la teinte orange vive de sa poitrine.
Lors des migrations, il vole souvent dans de grands groupes avec son cousin. Sa présence est alors trahie par un cri très nasillard parfois traduit par "gneeeeh" ou "tjeeeeh"

Pas de synonymes pour ce taxon

Observations mensuelles

Provenance des données

Nombre d'espèces Nombre d'espèces sur tout le territoire Protégé Groupe 2 INPN Nombre d'observations Nombre d'observateurs Dernière observation Group 3 INPN oui non Autres espèces La biodiversité de