Petite Tortue (La)

Aglais urticae (Linnaeus, 1758)

Statuts :
  • Liste rouge européenne :
    • LC
  • Liste rouge nationale :
    • LC
  • Liste rouge régionale (Île de France) :
    • LC
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  • Première observation
    1998

  • Dernière observation
    2026

Informations espèce

Taille :

Adulte : 40 - 50 mm

Diagnose :

Papillon de taille moyenne couleur fauve rougeâtre avec des taches noires et jaunes et des lunules bleues à la marge. Le revers est brun foncé - noir à la base et ocre-jaunâtre vers l’extérieur. La chenille est de couleur noir ponctuée de petits points blancs avec des bandes jaunes sur les côtés et des épines noires ou jaunâtres.

Détermination :

L'adulte est relativement facile à reconnaître.

Espèces proches :

Elle ressemble à la Grande Tortue qui ne possède pas de lunules bleues au bord des ailes antérieures.

Période d’observation :

L’adulte est visible de mai à septembre.

Biologie-éthologie :

La Petite Tortue réalise entre un et trois cycles par an selon le climat et l’altitude. Les chenilles se nourrissent des feuilles et des tiges de l’Ortie dioïque. La femelle pond par groupes de 30 à 200 œufs sur le dessous des feuilles terminales de la plante hôte. Les adultes hivernent dans des anfractuosités des rochers, des arbres et des habitations (greniers, caves, garages).

Biogéographie et écologie :

La Petite Tortue est répandue dans toute l’Europe et en Asie tempérée. Elle est très mobile et présente dans un grand nombre d’habitats jusqu’à plus de 3°000 m d’altitude. Elle a pourtant subi un déclin important en Europe ces dernières décennies.

D’après

Doux Y., Gibeaux C., 2007. Les papillons de jour d’Île-de-France et de l’Oise. Biotope, Mèze. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris. 288 p.

Lafranchis, T., Jutzeler, D., Guilloson, J.-Y., Kan, P., Kan, B. 2015. La vie des papillons. Editions Diatheo. Montpellier. 751 pp.

Lafranchis, T. 2016. Papillons de France. Editions Diatheo. Montpellier. 351 pp.


J. Ichter None, 2019. Source : INPN

Ce papillon fréquente de nombreux milieux : prairies, lisières forestières, friches, bord de chemin ou bien les jardins naturels. Si les conditions ne sont pas favorables (abondance de nourriture, présence de plante hôte, climat clément) à son développement, il peut migrer partiellement sur des distances de plusieurs centaines de kilomètres pour trouver de meilleures conditions.
Sa chenille, initialement grégaire, se développe en masse sur l'Ortie dioïque, mais également sur les Saules et les Ormes.

Espèce très commune en Picardie, certaines années elle peut être très abondante. Elle s'observe facilement à l'arrivée des beaux jours.

Espèce bivoltine, elle produit deux générations par an. La première se déroule de mars à juin et la seconde de juillet à septembre. L'espèce hiberne à l'état d'adulte.

L'espèce est en préoccupation mineure (LC) en France et en Picardie. Ces populations connaissent de nombreuses variations selon les années. Autrefois commune, elle a commencé à se raréfier dans les années 2000 et depuis une forte progression du nombre d'individu a eu lieu.

La Petite tortue peut être confondue avec la Grande tortue (plus rare). Il est nécessaire de regarder attentivement l'ampleur des taches jaunes situées entre les taches noires du bord des ailes antérieures (plus large chez la Petite Tortue) et le nombre de taches noires au milieu des ailes (trois chez la Petite Tortue et quatre chez la Grande Tortue).
Sa chenille ressemble à celle du Paon du jour.

Aglais urticae urticae (Linnaeus, 1758) | Papilio urticae Linnaeus, 1758 | Vanessa urticae (Linnaeus, 1758)

Observations mensuelles

Provenance des données

Nombre d'espèces Nombre d'espèces sur tout le territoire Protégé Groupe 2 INPN Nombre d'observations Nombre d'observateurs Dernière observation Group 3 INPN oui non Autres espèces La biodiversité de