Informations espèce

Taille :

Adulte : 34 - 40 mm

Diagnose :

Petit papillon orangé dont le dessous de l’aile postérieure est de couleur gris clair teinté de bleu. Les mâles possèdent un trait noir discoïdal caractéristique sur le dessus des ailes postérieures et un point noir dans la cellule des ailes antérieures. Les femelles ont deux points noirs dans la cellule ainsi qu’une rangée de points noirs sur les ailes antérieures. Ces dernières sont plus grandes que les mâles. La chenille est verte avec des petits points blancs.

Détermination :

L'adulte est relativement simple à reconnaître.

Espèces proches :

Confusion possible avec le Cuivré écarlate qui ne possède pas de traits noirs au niveau de la cellule sur le dessus des ailes postérieures et antérieures. Période d’observation : L’adulte est visible de mai à septembre.

Biologie-éthologie :

Le Cuivré des marais a deux (rarement trois) générations dans l’année. Il vole généralement de mai à juillet et de aout à mi-septembre. La chenille se nourrit des feuilles d’Oseilles sauvages (Rumex spp.). Les adultes butinent de préférence les fleurs des menthes, de la Salicaire, de l’Eupatoire ou de la Pulicaire.

Biogéographie et écologie :

Cette espèce est présente en Europe centrale et occidentale. C’est une espèce typique des prairies humides qui peut également coloniser les friches à Oseille crépue. On la trouve du niveau de la mer jusqu’à 800 m d’altitude.

D’après Lafranchis, T., Jutzeler, D., Guilloson, J.-Y., Kan, P., Kan, B. 2015. La vie des papillons. Editions Diatheo. Montpellier. 751 pp. Lafranchis, T. 2016. Papillons de France. Editions Diatheo. Montpellier. 351 pp. Puissauve R. & Dupont P., 2015. Fiches d'information sur les espèces aquatiques protégées : Cuivré des marais, Lycaena dispar (Haxorth, 1802). Service du patrimoine naturel du MNHN & Onema

J. Ichter None, 2019. Source : INPN

Le Cuivré des marais affectionne les prairies humides ou inondables, les bords de fossés, les marais…
La chenille consomme les Oseilles sauvages.
L’adulte butine diverses plantes nectarifères : Menthes, Eupatoire, Salicaire…

Le Cuivré des marais est assez rare mais présent dans les départements de l’Oise et de l’Aisne. Ses colonies sont très localisées sur les bords de cours d’eau (Moyenne vallée de l’Oise, vallée de l’Ailette…). Dans la Somme, la dernière observation remonte à plus de 5 ans.
Sur les sites où il est présent, il s’observe facilement car sa couleur orange intense attire l’attention.


Le Cuivré des marais vole de fin mai à fin août en 2 générations.
Les femelles de la première génération pondent leurs œufs sur les feuilles d’Oseille en juin. Cette génération est la plus abondante. Les chenilles qui en sont issues se nourrissent de la plante et se nymphosent (transformation en papillon adulte). La deuxième génération de papillons émerge et se reproduit en juillet-août. Les chenilles éclosent puis entrent rapidement en hibernation jusqu’au printemps suivant. Elles reprennent alors leur développement, se nymphosent et, fin mai, les premiers adultes apparaissent.
Particularité : les chenilles hibernantes survivent à l’inondation de leur milieu qui peut durer plusieurs semaines.

Le Cuivré des marais est classé "quasi menacé" NT (near threatened) sur la liste rouge des papillons de jour de Picardie. C’est une espèce protégée au niveau national et européen (Toute manipulation nécessite une autorisation).
La forte régression de ce papillon est due à des causes multiples :
- assèchement des zones humides,
- mise en cultures des prairies,
- destruction de l’oseille (nourriture quasi-exclusive de la chenille)
- fauchage en période de floraison,
- urbanisation..

Le Cuivré des marais mâle a le dessus des ailes orange vif bordé de foncé. La femelle est plus terne. Le dessous des 2 sexes est à peu près semblable, gris-bleu avec des points noirs, et une bordure orange à l’aile postérieure et une aile antérieure orange.
Il peut être confondu avec le Cuivré écarlate, Lycaena hippothoe, qui est présent dans l’Aisne. Il s’en distingue par un orange plus intense et la présence sur l’aile antérieure d’une tache noire et par sa couleur bleue argentée sur le revers des ailes postérieures.

Chrysophanus batavus Oberthür, 1923 | Chrysophanus dispar burdigalensis Lucas, 1913 | Chrysophanus dispar rutilus (Werneburg, 1864) | Chrysophanus hippothoe burdigalensis Lucas, 1913 | Chrysophanus hippothoe rutilus (Werneburg, 1864) | Heodes dispar (Haworth, 1802) | Heodes dispar rutilus (Werneburg, 1864) | Heodes hippothoe (Denis & Schiffermüller, 1775) | Heodes rutilus (Werneburg, 1864) | Lycaena dispar burdigalensis (Lucas, 1913) | Lycaena dispar carueli Le Moult, 1945 | Lycaena dispar gronieri Bernardi, 1963 | Lycaena dispar rutila (Werneburg, 1864) | Lycaena hippothoe (Denis & Schiffermüller, 1775) | Lycaena hippothoe rutilus (Werneburg, 1864) | Papilio dispar Haworth, 1802 | Papilio hippothoe Denis & Schiffermüller, 1775 | Papilio rutilus Werneburg, 1864 | Polyommatus dispar (Haworth, 1802) | Polyommatus dispar rutilus (Werneburg, 1864) | Polyommatus hippothoe (Denis & Schiffermüller, 1775) | Polyommatus hippothoe dispar (Haworth, 1802) | Polyommatus rutilus (Werneburg, 1864) | Thersamolycaena dispar (Haworth, 1803) | Thersamolycaena dispar burdigalensis (Lucas, 1913) | Thersamolycaena dispar carueli (Le Moult, 1945) | Thersamolycaena dispar gronieri (Bernardi, 1963) | Thersamonia dispar (Haworth, 1802)

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles

Nombre d'espèces Nombre d'espèces sur tout le territoire Protégé Groupe 2 INPN Nombre d'observations Nombre d'observateurs Dernière observation Group 3 INPN oui non Autres espèces La biodiversité de