Grand rhinolophe

Rhinolophus ferrumequinum (Schreber, 1774)

Statuts :
  • Monde :
    • LC
  • Europe :
    • LC
  • France métropolitaine :
    • LC
Chargement...

  • 825
    observations

  • 32
    zonages

  • 142
    observateurs

  • Première observation
    1944

  • Dernière observation
    2026
Accorsy Donald - Adelski Adrien - Adep Emmanuel - Baillet Solène(stagiaire) - Barbier Simon - Barry Robin - Bas Eric - Bas Yves - Bataille Aurélien - Baudoin Gérard - Bazatolle Thibaut - Bernard - Biro Aurélien - Bonnel Jean-philippe - Boudereaux Emilie - Bracquart Savina - Buono Lorenza - Béteille Alice - Cailleux Sylvie - Callens Juliette - Caron Nicolas - Chable Bruno - Chardin Jane - Chatelain Josiane - Cherfaoui Bérénice - Cheyrezy Thomas - Colas Augustine - Colindre Laurent - Colombel Léa - Costaouec Gaell - Costaouec Gaell,gaudin Camille - Couhier Alexia - Couvreur Bernard - Croizon Thomas - Das Gracas - Daumal Thibaud - De Lestanville Henry - Declercq Sophie - Decouttere Thierry - Delaval Marguerite - Desbas Jean-baptiste - Desbois Maureen - Destrieux Emilie - Devys Thomas - Dhellemme Antonin - Druaux Chloé - Dumont Corinne - Duquef Yann - Dutour Lucie - Ecosphere - Esteban Florian - Evrard Jolan - Fages Frédérique - Ferrari Noé - Filippa Fanny - Floriani (dreal) Fanny - Fougère Benjamin - Francois Rémi - Galand Nicolas - Galand Nicolas,lucet Stéphane - Galet Christophe - Gaudard Julie - Gaudin Camille - Georgette Alexis - Gonzales Nicolas - Guérin Flavian - Hayes Antoine - Herbé Stéphane (rte) - Hercent Jean-luc - Hermant Thomas - Hotin Théo - Huchin Romain - Hue Louis - Huet Apolline - Huguet Camille - Hyppolite Huguette - Inconnu Inconnu - Jacob Léo-paul - Julien Jean-françois - Lawnizack Catherine - Le Deschault Simon - Lecomte Olivier - Lefevre Julien - Lemaire Sylvie - Leveque Kevin - Lois Gregoire - Louis Vicky - Lucet Stéphane - Lucet Stéphane,mari Alexandre - Lucet Stéphane,przysiecki Céline - Lucet Stéphane,quilliec Nolwenn - Lustrat Jean-marc,parisot Christophe,parisot-laprun Marion - Lustrat Jean-marc,parisot-laprun Marion - Luttenbacher Hugo - Maradenne Maxian - Marcucci Caroline - Mari Alexandre - Marmet Julie - Megias Diane - Mejiaz Masaï - Merlette François - Morel Eric - Morvant Manon - Mottelet Emmanuel - Mulotte Estelle - Musy Pauline - Niault Théodora - Noyau Coline - Oudin Timothé - Ozdoba Sylwia - Parisot Christophe - Parmentier Marie - Patin Etienne - Pelletier - Pelletier Francis - Pencoat Jones Albane - Perdrix Véronique - Picardie Nature - Pierroux Armelle - Postel Simon - Prince Cécile - Przysiecki Céline - Pudepiece Antoine - Quilliec Nolwenn - Rameaux Agnès - Rouy Quentin - Savry Florence - Serra Marie - T'flachebba Mathieu - Testud Gratien - Thibon Eva - Thurotte Marjorie - Top Damien - Tourte Sylvain - Tranchard Julien - Varoqueaux Vivien - Visse Killian - Vodeb Špela - Winieski Medhi - Winieski Mehdi - Yvert Florent - Zucca Maxime

Informations espèce

Longueur (T+C) : 5,4-7,1 cm. Longueur avant-bras : 5,3-6,24 cm. Poids : 15-34 g. Envergure : 33,0 à 40,0 cm. Dents (32) : I1/2, C1/1, P2/3, M3/3. Echolocation (fréquence constante) : 78-84 kHz.

C’est le plus grand Rhinolophe de France. Ses ailes sont courtes et larges et les avant-bras robustes. La feuille nasale est constituée de la selle dont l’appendice supérieur est court et arrondi, et l’appendice inférieur pointu. Son pelage est épais, gris brun sur le dos avec des nuances de brun roux, et blanc grisâtre sur le ventre. Sa taille et/ou l’aspect de la feuille nasale le distingue des autres espèces de Rhinolophe.

Espèce sédentaire, elle fréquente des milieux structurés mixtes, semi ouverts et peut être présente jusqu’à 1500m d’altitude. Elle hiberne de fin octobre à mi-avril, en essaim, dans des cavités à forte hygrométrie, avec une préférence pour les galeries de mines, carrières, grandes caves, parties souterraines de barrages, grottes. Pour la chasse, ses milieux de prédilection sont les pâtures entourées de haies. Elle apprécie aussi la proximité de zones d’eau, les milieux mixtes, lisières de massifs de feuillus, végétation semi-ouverte, sous-bois dégagés, vergers, parcs, prairies, landes, jardins. Elle se met en chasse, à proximité du gîte, une dizaine de minutes après le coucher du soleil, au moment où les proies sont abondantes, et est surtout actif dans les deux premières heures de la nuit et avant le retour matinal au gîte. Elle pratique préférentiellement la chasse à l’affût avec une grande habileté dans la végétation dense, mais chasse aussi au vol, avec une préférence marquée pour les grosses proies : Lépidoptères nocturnes, Coléoptères, Diptères, Tipulidés, Trichoptères.

La mise-bas a lieu en moyenne de la mi-juin à la mi-juillet, en essaim de 20 et 200 individus, dans des grands combles chauds et sombres, parfois en milieu hypogé dans les régions du sud, dans des grottes, des mines ou des caves de château. Les femelles mettent au monde leur premier jeune entre trois et cinq ans. Le jeune commence à chasser de manière indépendante entre 19 et 30 jours. Les femelles sont très fidèles à leur gîte de mise-bas et l’essentiel des juvéniles retourneront l’année suivante à leur colonie. Les accouplements débutent en septembre.

Le Grand Rhinolophe montre une grande longévité et les animaux de plus de 15 ans peuvent représenter une partie importante d’une population. Le plus vieux Grand Rhinolophe bagué a atteint l’âge de 30,5 ans.

Extrait de l'ouvrage : ARTHUR L. & LEMAIRE M. 2009. Les Chauves-souris de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Biotope, Mèze (Collection Parthénope); MNHN, Paris, 544p.Julie Marmet UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN), 2014. Source : INPN

Il s’agit de la plus grande espèce de Rhinolophe en Europe, ses ailes sont courtes et larges, elles s’enroulent autour du corps de l’animal quand il est en période d’hibernation. Le rhinolophe se distingue des autres espèces par son appendice nasal d’une forme comparable à celle d’un fer à cheval. Chez le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), l’appendice supérieur de la selle est court et arrondi tandis que l’appendice inférieur est pointu. Le pelage est assez épais, d’une couleur gris/brun sur le dos et grisâtre sur le ventre (ARTHUR & LEMAIRE, 2015).


En France, la population est estimée à environ 40 000 individus avec des noyaux en Bretagne, en Vallée de la Loire et dans le Sud (BOIREAU, 2006). En ancienne région Picardie, l’espèce est répartie schématiquement en 3 pôles principaux, d’une part en partie centrale de l’Aisne, aux environs de la forêt de Villers Cotterêts et d’autre part à l’Ouest de la Somme.


L’espèce se retrouve des milieux structurés mixtes semi-ouverts jusqu’aux zones dunaires, elle peut s’aventurer jusque 1500m d’altitude (ARTHUR & LEMAIRE, 2015).


En hiver, les gîtes d'hibernation fréquentés sont des cavités naturelles ou artificielles à forte hygrométrie, avec une préférence de taille assez importante. La température doit être comprise entre 7 et 9°C (ARTHUR & LEMAIRE, 2015). Ce sont des cavités souterraines dans la craie, des caves et des carrières d'extraction de pierres.


En été, les gîtes d'estivage et les gîtes de mise-bas doivent offrir une protection contre les précipitations et une température chaude, l’accès doit permettre le passage en vol (ARTHUR & LEMAIRE, 2015). Ce sont de grands combles chauds de bâtiments (grange, grenier, église). Exceptionnellement quelques cavités souterraines lorsque le nombre d'individus permet de produire assez de chaleur. Les maternités de mise-bas sont souvent en mélange avec des Murins à oreilles échancrées. En Picardie, moins de 5 maternités sont recensées.


Les terrains de chasse du Grand rhinolophe sont les pâtures à proximité de linéaires arborés hauts et denses, la proximité de rivières ou d’étendues en eau bordées par la végétation lui est aussi favorable. Les mosaïques de milieux mixtes, lisières de feuillus, vergers et parcs sont également appréciées par l’espèce. Au début du printemps, le Grand rhinolophe a tendance à chasser en forêt et à exploiter des espaces plus ouverts avec l’avancement de la saison. Dans l’Europe de l’Ouest, la zone de chasse est comprise dans un rayon d’environ 2,5km autour du gîte (record de 14km) (ARTHUR & LEMAIRE, 2015).


Sa présence dans un secteur signifie un territoire avec encore de beaux paysages mêlés de forêts et de bocage (prairies pâturées ou fauchées, haies hautes).


En termes d’écholocation, le Grand rhinolophe émet en Fréquence Constante variant entre 78 et 84kHz, les émissions sonores sont toutefois difficiles à intercepter car elles ont une portée de moins d’une dizaine de mètre (ARTHUR & LEMAIRE, 2015).

Homogénéisation des milieux. Développement de l'agriculture intensive et remembrement induisant la disparition des haies arborées et de l'évelage bovin en plein air. Dérangement dans les gîtes d'hiver et d'été. Disparition de ses gîtes.
Les observations de Grand rhinolophe sont essentiellement localisées dans la partie centrale de l'Aisne. Un petit noyau de population est également noté dans la Somme sur le secteur de la vallée du Liger et de la Bresle.
Les effectifs restreints des populations, leur répartition relativement localisée et la forte régression des populations constatée depuis les années 1940 en font une espèce en danger régionalement.

Rhinolophus ferrumequinum martinoi Petrov, 1941 | Vespertilio ferrumequinum Schreber, 1774

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles

Nombre d'espèces Nombre d'espèces sur tout le territoire Protégé Groupe 2 INPN Nombre d'observations Nombre d'observateurs Dernière observation Group 3 INPN oui non Autres espèces La biodiversité de