Murin de Natterer

Myotis nattereri (Kuhl, 1817)

Statuts :
  • Liste rouge mondiale :
    • LC
  • Liste rouge européenne :
    • LC
  • Liste rouge nationale :
    • LC
  • Liste rouge régionale (Île de France) :
    • LC
  • Protection nationale :
    • PN (TERFXFR) : NM2
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  • 175
    observations

  • 38
    zonages

  • 88
    observateurs
    2
    organismes

  • Première observation
    1944

  • Dernière observation
    2026

Informations espèce

Longueur (T+C) : 4,1 à 5,0 cm. Longueur avant-bras : 3,4 et 4,4 cm. Envergure : 25,0 à 30,0 cm. Poids : 7-12 g. Dents (38) : I2/3, C1/1, P3/3, M3/3. Echolocation (pic d'énergie) : 43 kHz.

Chauve-souris de taille moyenne, au pelage long et touffu, nettement contrasté entre sa partie dorsale, gris-brun clair et le ventre, blanc pur. Les oreilles sont caractéristiques, longues et relevées à leur extrémité. Le tragus long et effilé dépasse la moitié de la longueur de l’oreille. Des poils courbes et raides bordent l’uropatagium. On peut le confondre avec le Murin de Bechstein dont les oreilles sont plus allongées et l’uropatagium ne présente pas de de soies.

Espèce adaptable, elle est présente aussi bien dans les massifs forestiers, les milieux agricoles extensifs ou l’habitat humain. Elle devient active entre une demi-heure et une heure après le coucher du soleil, à proximité de son gîte, et chasse préférentiellement dans les massifs anciens de feuillus, le long des allées et des lisières, mais aussi dans des prairies bordées de haies, les ripisylves, les vergers, les parcs, les jardins ou encore dans des granges ou stabulations. Espèce glaneuse, elle capture ses proies posées, au décollage ou au ras de la végétation. Elle est opportuniste et consomme un très large spectre de proies, avec une préférence pour les araignées et les diptères.

En hibernation, elle est le plus souvent observée en solitaire et affectionne essentiellement les cavités aux températures basses : grottes, mines, caves, glacières, tunnels, ponts hors gel, aqueducs. A partir de mars, les nurseries se constituent de 10 à 40 femelles, très rarement plus de 100, et se localisent principalement dans des constructions, entre des linteaux, en entrée de grange, entre deux pierres disjointes d’un pont, ou dans des cavités d’arbres. Les mises-bas ont lieu à partir de fin mai jusqu’à mi-juillet et les premiers vols se font vers 20 jours. Les accouplements ont lieu lors d’essaimages automnaux jusqu’à la mi-novembre et perdurent jusqu’au cœur de l’hiver.

L’espèce n’est pas considérée comme migratrice. Les mâles semblent se disperser davantage que les femelles et les adultes sont plus fidèles au gîte que les juvéniles. La femelle la plus âgée connue en Europe atteint 21,5 ans.

Extrait de l'ouvrage : ARTHUR L. & LEMAIRE M. 2009. Les Chauves-souris de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Biotope, Mèze (Collection Parthénope); MNHN, Paris, 544p.Julie Marmet UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN), 2014. Source : INPN

Territoire de chasse : forêt, lisière, zone humide.
Gîte d'hibernation : cavités diverses, arbres creux.
Gîte d'estivage : arbres creux (loge de pic, fente, accolement de branches, décollement d'écorce), combles, mur en parpaing avec des trous...

Cette espèce est connue en hibernation en cavité sur l'ensemble de la région mais toujours en faible effectif. En période d'activité, elle est plus difficilement détectable sur ses terrains de chasse via détection acoustique, mais aussi en raison de ses moeurs arboricoles et la faible taille des maternités (10-20 individus). Une maternité a été recensée jusqu'ici dans un mur en parpaing.

sylviculture intensive, abattage des arbres gîtes...

Myotis nattereri nattereri (Kuhl, 1817) | Myotis spelaeus | Myotis typicus | Vespertilio nattereri Kuhl, 1817

Observations mensuelles

Provenance des données

Nombre d'espèces Nombre d'espèces sur tout le territoire Protégé Groupe 2 INPN Nombre d'observations Nombre d'observateurs Dernière observation Group 3 INPN oui non Autres espèces La biodiversité de