Pipistrelle commune

Pipistrellus pipistrellus (Schreber, 1774)

Statuts :
  • Liste rouge mondiale :
    • LC
  • Liste rouge européenne :
    • LC
  • Liste rouge nationale :
    • NT
  • Liste rouge régionale (Île de France) :
    • NT
  • Protection nationale :
    • PN (TERFXFR) : NM2
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  • 670
    observations

  • 73
    zonages

  • 86
    observateurs
    2
    organismes

  • Première observation
    2002

  • Dernière observation
    2025
  • PICARDIE NATURE
    Participation à 607 Observations
    Part d'aide à la prospection : 90.60 %

    Fiche organisme

  • ARB Ile-de-France
    Participation à 55 Observations
    Part d'aide à la prospection : 8.21 %

    Fiche organisme

Informations espèce

Longueur (T+C) : 3,6 à 5,1 cm. Longueur avant-bras : 2,8 à 3,45 cm. Envergure : 18,0 à 24,0 cm. Poids : 3 à 8 g. Dents (34) : I2/3, C1/1, P2/2, M3/3. Echolocation (fréquence terminale) : 45-48 kHz.

Petite chauve-souris au pelage dorsal de brun sombre à brun roux, celui du ventre est plus clair mais le contraste est peu marqué. La face et les membranes sont brun noir et contrastent avec le pelage. Les oreilles sont petites et triangulaires et le tragus long et arrondi. Elle peut être confondue avec les autres pipistrelles, une clé de détermination est nécessaire pour une identification rigoureuse.

Cette espèce fréquente tous les types de milieux, même les zones fortement urbanisées. Pour la chasse, on note une préférence pour les zones humides, les jardins et parcs, puis les milieux forestiers et enfin les milieux agricoles. Peu lucifuge, elle est capable de s’alimenter autour des éclairages. Elle est active dans le premier quart d’heure qui suit le coucher du soleil. Les distances de prospection varient en fonction des milieux mais dépassent rarement quelques kilomètres. Très opportuniste, elle chasse les insectes volants, préférentiellement les Diptères mais aussi des Lépidoptères, Coléoptères, Trichoptères, Neuroptères, Cigales et Ephémères. Elle hiberne, de novembre à fin mars, préférentiellement dans des endroits confinés dans les bâtiments non chauffés tels que les greniers, les églises, les fissures des abris sous roche, les lézardes de mur et de rocher, mais aussi dans les tunnels, les bunkers, les fortifications, les cavités d’arbre, et rarement en milieu cavernicole. Bien qu’elle hiberne le plus souvent en solitaire, elle peut se révéler très grégaire et former des grands rassemblements. Pour la mise-bas, elle se regroupe en colonies de 30 à une centaine de femelles, essentiellement dans des gîtes fortement anthropiques comme les maisons, granges, garages. Les jumeaux ne sont pas rares. Le développement des jeunes est rapide et ils sont volants à quatre semaines. Les pariades sont observées de mi-juillet à octobre.

La plus grande longévité connue est de 16 ans et 7 mois. L’espérance de vie moyenne est de 2,2 ans.

Extrait de l'ouvrage : ARTHUR L. & LEMAIRE M. 2009. Les Chauves-souris de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Biotope, Mèze (Collection Parthénope); MNHN, Paris, 544p.Julie Marmet UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN), 2014. Source : INPN

C'est l'espèce la plus anthropophile de nos chauves-souris : comme la Sérotine commune, elle est capable de se faufiler dans de petits interstices. Sa taille de 5 cm et son poids de 5 à 7 grammes expliquent aussi sa discrétion.

Les individus solitaires (le plus souvent des mâles) utilisent des gîtes d'été variés : dans les murs, sous le bardage en bois, derrière un volet, sous l'isolant des toitures de maisons/vieilles granges/bâtisse, dans les faux plafonds des maisons ou encore dans les combles des églises et autres granges.

Les maternités rassemblent les femelles et leur seule petit de l'année de avril à septembre : elles regroupent d'une dizaine d'invidus à une cinquantaine. Elles sont surtout connues dans des toitures ardoise ou tuile de maisons anciennes à neuves. Quelques observations de maternités dans des murs en torchis ou en pierre ont été faites.

En hiver, elles dorment dans d'étroites lézardes dans les toitures, les murs et les arbres creux ou les fissures de rochers. Elles sont souvent en petits groupes de 10 individus.

Elle a pour particularité d'être présentes toute l'année dans les bâtiments mais avec des effectifs variés : ceci en fait une spécificité lorsqu'il y a des travaux prévus.

La Pipistrelle commune semble peu menacée à l'heure actuelle au sein des 3 départements. L’espèce est peu contactée en cavité en hibernation (sauf rarement aux entrées des cavités). En revanche, en période estivale, les contacts au détecteur à ultrasons sont fréquents dans tous les milieux (jardin, espace vert, marais, forêt, plan d'eau...).
Conserver les gîtes tout au long de l'année et favoriser les insectes dont elle se nourrit.

Pipistrellus brachyotos | Pipistrellus flavescens | Pipistrellus genei | Pipistrellus limbatus | Pipistrellus melanopterus | Pipistrellus murinus Gray | Pipistrellus nigricans Bonaparte | Pipistrellus pipistrellus pipistrellus (Schreber, 1774)

Observations mensuelles

Provenance des données

Nombre d'espèces Nombre d'espèces sur tout le territoire Protégé Groupe 2 INPN Nombre d'observations Nombre d'observateurs Dernière observation Group 3 INPN oui non Autres espèces La biodiversité de