Leucorrhine à large queue (La)

Leucorrhinia caudalis (Charpentier, 1840)

Statuts :
  • Monde :
    • LC
  • Europe :
    • LC
  • France métropolitaine :
    • LC
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  • 29
    observations

  • 29
    zonages

  • 11
    observateurs

  • Première observation
    1996

  • Dernière observation
    2024

Informations espèce

Cette grande leucorrhine se caractérise par un abdomen épaissi en massue et des ptérostigmas blancs en-dessus chez les mâles. L’abdomen est noir et bleu chez les mâles à maturité, noir et jaune chez les femelles. Une confusion est possible avec L. albifrons.

Présente de l’ouest et du nord de l’Europe à la Sibérie centrale et au Caucase, elle est en forte régression dans tous les pays d’Europe. Rare, localisée et menacée en France, de belles populations existent dans le nord-est du pays.

Leucorrhinia caudalis vit sur des mares, étangs et lacs souvent forestiers aux eaux mésotrophes, riches en végétation (notamment flottante), à basse altitude.

Les deux sexes volent activement, de mi-mai à début août (pic en juin), au-dessus des étendues d’eau ouvertes, se posant fréquemment sur des feuilles de végétation flottante, où les mâles sont très territoriaux.

Les larves vivent parmi la végétation immergée.

Les menaces principales sur cette espèce sont le curage et la pollution des étangs ainsi que le faucardage des hydrophytes flottants et la pisciculture.

[D’après Dijkstra K.-D.B., 2007. Guide des Libellules de France et d’Europe. Delachaux et Niestlé SA, Paris, 320 pages.

Grand D., Boudot J.-P., 2006. Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg . Biotope, Mèze, (Colection Parthénope), 480 pages.]

Braud J. None, 2014. Source : INPN

Elle fréquente les eaux stagnantes (mares, étangs souvent forestiers) notamment riches en végétation immergée et flottante. En Picardie, elle occupe aussi les anciennes fosses de tourbage.
Les larves se développent dans la végétation immergée et émergent dans les touffes d’herbacées rivulaires ou sur les herbiers aquatiques. Elles sont sensibles à la prédation par les poissons, par d'autres larves de libellules comme les Aeschnes...

Cette espèce, rare en Picardie, se reproduit essentiellement dans deux sites de l'Aisne et de l'Oise : Le marais de la Souche et la vallée de l’Ourcq. D’autres populations, plus isolées, ont été observées récemment dans la Somme (Fouencamps), l’Oise (Compiègne) et au sud de l’Aisne (Artonges).
Cette libellule peut se repérer posée sur des feuilles de nénuphars, ou perchée en haut des arbres.

Les adultes volent activement en mai et juin en Picardie.

La Leucorrhine à large queue est une espèce protégée, en danger d’extinction (EN : ENdangered). C’est principalement en raison des atteintes diverses à son habitat ; dégradation de la qualité de l’eau, assèchement ou reboisement des tourbières, empoissonnement, destruction de la végétation aquatique ou rivulaire indispensable aux larves et à leur émergence...

Cette libellule, la Leucorrhine à large queue comme toutes les leucorrhines, présente une face blanche et une tache sombre à la base de l’aile postérieure. L’abdomen, à l’extrémité noire en forme de massue est caractéristique de l'espèce.
La femelle possède des taches dorsales jaunes alors que le mâle est plutôt gris foncé-bleu.

Libellula caudalis Charpentier, 1840

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles

Nombre d'espèces Nombre d'espèces sur tout le territoire Protégé Groupe 2 INPN Nombre d'observations Nombre d'observateurs Dernière observation Group 3 INPN oui non Autres espèces La biodiversité de