Pipistrelle de Kuhl

Pipistrellus kuhlii (Natterer in Kuhl, 1817)

Statuts :
  • Monde :
    • LC
  • Europe :
    • LC
  • France métropolitaine :
    • LC
Chargement...

  • 498
    observations

  • 87
    zonages

  • 34
    observateurs

  • Première observation
    2007

  • Dernière observation
    2024
Barré Kévin - Bas Yves - Baudoin Gérard - Béthencourt Thomas - Daumal Thibaud - Davoust Sebastien - Davoust Sébastien - Delessard Pierre - Dhellemme Antonin - Douillard Amandine - Dufrene Léa - Dutour Lucie - Faucheux Franck - Fougère Benjamin - Fougère Benjamin,piolain Julien - Galand Nicolas - Inconnu Inconnu - Jouet Laure - Julien Jean-françois - Lefevre Julien - Legeay Baptistin - Lucet Stéphane - Maratrat Julie - Mazurie Desgarennes Aude - Olivier Emma - Ozdoba Sylwia - Petit Johann - Picq Thomas - Piolain Julien - Rouy Quentin - Sottejeau Vivien - Tillon Laurent - Tranchard Julien - Zucca Maxime

Informations espèce

Longueur (T+C) : 3,9 à 5,5 cm. Longueur avant-bras : 3,0 à 3,6 cm. Envergure : 21,0 à 26,0 cm. Poids : 5 à 10 g. Dents (34) : I2/3, C1/1, P2/2, M3/3. Echolocation (fréquence terminale) : entre 36 et 38 kHz.

Petite chauve-souris à la face et aux membranes alaires brun sombre. Le pelage dorsal est assez variable de brun à caramel, et le ventre, plus clair, beige ou grisâtre. Les oreilles sont petites et triangulaires, et le tragus long et arrondi. Il est possible de la confondre avec les autres Pipistrelles, une clé de détermination est nécessaire pour une identification rigoureuse.

Elle fréquente les milieux anthropisés, les zones sèches à végétation pauvre, à proximité des rivières ou des falaises et occupe aussi les paysages agricoles, les milieux humides et les forêts de basse altitude. Pour la chasse, elle prospecte aussi bien les espaces ouverts que boisés, les zones humides et montre une nette attirance pour les zones urbaines avec parcs, jardins et éclairages publics. Elle devient active dans la première demi-heure succédant au coucher du soleil. Elle prospecte souvent en petits groupes et capture ses proies soit à la gueule, soit en s’aidant de ses membranes. Opportuniste, elle consomme des Culicidés, des Lépidoptères, des Chironomes, des Hyménoptères, des Brachycères, des Tipulidés et des Coléoptères. Pour hiberner, elle s’installe préférentiellement dans des anfractuosités des bâtiments frais où elle peut se mêler à des essaims d’autres espèces de Pipistrelles. Elle colonise parfois les caves et les fissures de falaise. Les colonies de mise-bas sont essentiellement constituées de femelles, de 20 à plus de cent individus. Elles occupent préférentiellement les bâtiments et s’insinuent dans tous types d’anfractuosités (fissures, volets, linteaux…), et occupent plus rarement une cavité arboricole ou une écorce décollée. Les naissances débutent de mai à début juin en fonction de la zone géographique. Les jumeaux sont fréquents. Les femelles sont très fidèles à leur colonie de naissance. Les pariades ont lieu de la fin août au mois de septembre et l’espèce utilise alors des gîtes intermédiaires.

Rien ne laisse supposer que cette espèce soit migratrice, en revanche elle semble étendre depuis quelques décades son aire de distribution vers le nord. La longévité maximale est de huit ans et l’espérance de vie moyenne est estimée entre 2 et 2,3 ans.

Extrait de l'ouvrage : ARTHUR L. & LEMAIRE M. 2009. Les Chauves-souris de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Biotope, Mèze (Collection Parthénope); MNHN, Paris, 544p.Julie Marmet UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN), 2014. Source : INPN

Territoire de chasse : espèce ubiquiste chassant dans tout type de milieux. Gîte d'estivage : bâtiments Gîtes d'hivernage : bâtiments, fissures

Cette espèce anthropophile d'affinité méridionale a été déterminée pour la première en 2008 en Picardie. Même si les données au détecteur à ultrasons restent encore ponctuelles aujourd'hui, le nombre de contacts semble être en augmentation. En 2015, une première observation d'un individu a été réalisée (trouvé au sol affaibli en ville en fin d'hiver). L'espèce serait en progression vers le nord.
Le nombre de données concernant cette espèce étant encore trop faible en Picardie, aucun statut de menace n'a pu être défini pour cette espèce régionalement. Néanmoins, la Pipistrelle de Kuhl semble en progression naturelle vers le nord et n'est pas menacée au niveau national.

Pipistrellus albicans Monticelli, 1886 | Pipistrellus albolimbatus Küster, 1835 | Pipistrellus calcarata Gray, 1838 | Pipistrellus kuhli (Kuhl, 1817) | Pipistrellus marginatus Cretschmar | Pipistrellus pallidus Heim de Balsac, 1936 | Pipistrellus pullatus Monticelli, 1886 | Pipistrellus vispistrellus Bonaparte, 1837 | Vespertilio kuhlii Kuhl, 1817

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles

Nombre d'espèces Nombre d'espèces sur tout le territoire Protégé Groupe 2 INPN Nombre d'observations Nombre d'observateurs Dernière observation Group 3 INPN oui non Autres espèces La biodiversité de