Collier-de-corail (Le)

Aricia agestis (Denis & Schiffermüller, 1775)

Statuts :
  • Liste rouge européenne :
    • LC
  • Liste rouge nationale :
    • LC
  • Liste rouge régionale (Île de France) :
    • LC
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  • 164
    observations

  • 52
    zonages

  • 78
    observateurs
    2
    organismes

  • Première observation
    2004

  • Dernière observation
    2025

Informations espèce

Taille/poids :

Longueur de l'aile antérieure : 10-15 mm.

Diagnose :

Le dessus des ailes est brun foncé avec un alignement de lunules submarginales rouge orangé de l'apex à la partie anale. Le dessous des ailes est grisâtre chez le mâle avec des points noirs auréolés de blanc et des chevrons submarginaux orange. Le dessous des ailes des femelles est brun ocre.

Détermination :

Les adultes sont relativement simples à reconnaître.

Espèces proches :

L'espèce peut être confondue avec les femelles de plusieurs espèces de Lycène, notamment celles de l'Azuré de la Bugrane. En montagne, elle peut aussi être confondue avec d'autres espèces du genre Aricia. L'alignement complet des lunules submarginales du dessus des ailes permet généralement la détermination. Chez les autres espèces, cet alignement est généralement limité à la partie moyenne et anale de l'aile.

Période d’observation :

Les adultes peuvent être observés de fin février à novembre.

Biologie-ethologie :

Cette espèce a plusieurs générations par an. Au printemps, les chenilles hivernantes achèvent leur développement. Elles se nourrissent des feuilles de diverses espèces herbacées de Géraniacées et de Cistacées. Elles sont soignées par des fourmis. La nymphose a lieu dans la litière. Les femelles pondent leurs œufs isolément sur le dessus des feuilles. Les adultes sont très floricoles.

Biogéographique et écologie :

Cette espèce est présente dans toute l’Europe et du sud de l’Oural à l’est du Kāzākhstān. Elle est aussi présente en Asie Mineure. C'est une espèce commune notamment dans les zones rurales. Les adultes sont observés jusqu'à 2 200 m d'altitude.

D'après :

Essayan, R., Jugan, D., Mora, F. & Ruffoni, A. 2013. Atlas des papillons de jour de Bourgogne et de Franche-Comté (Rhopalocères et Zygènes). Revue Scientifique Bourgogne-Nature, Hors-Série (13) : 1-494.

Chinery, M. & Leraut, P. 1998. Photo-guide des Papillons d'Europe. Les photo-guides du naturaliste. Delachaux et Niestlé, 679 pp.

P. Dupont UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN), 2016. Source : INPN

Il fréquente les lieux herbeux et fleuris, secs ou humides tels que les coteaux, les friches, les prairies ou bien les dunes côtières. Les adultes ont pour habitude de butiner la Marjolaine sauvage, le Thym, le Trèfle, les Centaurées.
Les chenilles affectionnent, quant à elles, divers Géraniums sauvages et l’Hélianthème.

Le Collier de corail est un petit papillon commun en Picardie, que l’on trouve à peu près partout.
Il vole de préférence dans des zones bien exposées, butinant de fleur en fleur souvent en compagnie des Azurés.

Les papillons volent de début mai à fin septembre généralement en 2 générations.
Au printemps (mai-juin), les femelles de la première génération pondent leurs œufs isolement sur les feuilles. Les chenilles, sorties des œufs, consomment feuilles et fleurs puis se nymphosent au pied des plantes.
La deuxième génération émerge et se reproduit à son tour (août). Avec le froid, les nouvelles chenilles entrent en hibernation. Elles reprennent leur croissance au printemps, se nymphosent et donnent les papillons de l’année suivante.
Particularité :
En fin de croissance, comme pour bon nombre de Lycaenidae, les chenilles libèrent une substance nutritive qui attire les fourmis, celles-ci les soignent alors jusqu’à l’émergence du papillon.
Cette symbiose (facultative) assure aux chenilles, une protection contre les prédateurs et les parasitoïdes et elle assure aux fourmis une source de nourriture.

Le Collier de corail n'est pas menacé en Picardie, c'est pourquoi il est classé « préoccupation mineure (LC) sur la liste rouge des papillons de jour de Picardie.
Cependant, comme beaucoup de papillons, il est certainement affecté par la disparition des prairies, l’embroussaillement des coteaux, l’utilisation des pesticides, l’urbanisation, etc.

Le Collier de corail a le dessus brun avec des taches orange sur le bord des ailes.
Il ressemble beaucoup à la femelle de l’Azuré commun (Polyommatus icarus) bien qu’un peu plus petit. L’observation du dessous de l’aile postérieure permet de les différencier. Chez l’Azuré commun, les ocelles de la bordure forment un arc régulier que l’on ne retrouve pas chez le Collier de corail.

Argus agestis (Denis & Schiffermüller, 1775) | Aricia agestis agestis (Denis & Schiffermüller, 1775) | Aricia agestis calida (Bellier, 1862) | Aricia agestis gallica (Oberthür, 1910) | Aricia agestis montiummagnaagestis Verity, 1949 | Aricia agestis subcalida Verity, 1920 | Aricia medon (Hufnagel, 1766) | Aricia medon subcalida Verity, 1920 | Lycaena agestis (Denis & Schiffermüller, 1775) | Lycaena agestis calida Bellier, 1862 | Lycaena agestis gallica Oberthür, 1910 | Lycaena astrache (Bergsträsser, 1779) | Lycaena astrache calida Bellier, 1862 | Lycaena medon (Hufnagel, 1766) | Papilio agestis Denis & Schiffermüller, 1775 | Papilio astrarche Bergsträsser, 1779 | Papilio medon Hufnagel, 1776 | Plebeius agestis (Denis & Schiffermüller, 1775) | Plebeius medon (Hufnagel, 1766) | Polyommatus astrarche (Bergsträsser, 1779)

Observations mensuelles

Provenance des données

Nombre d'espèces Nombre d'espèces sur tout le territoire Protégé Groupe 2 INPN Nombre d'observations Nombre d'observateurs Dernière observation Group 3 INPN oui non Autres espèces La biodiversité de